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Les hormones du bonheur

· Devpt personnel

DOSE est le moyen mnémotechnique pour se rappeler des 4 hormones nécessaires pour se sentir bien, épanoui (Dopamine, Ocytocine, Sérotonine et Endorphine) ou plus communément appelées les hormones du bonheur

COMMENT CA FONCTIONNE ?

Notre cerveau n’évolue pas aussi vite que notre environnement. Ces mécanismes restent très proches de ceux utiles à l’ère de nos ancêtres où la plus grande préoccupation était d’assurer sa vie et le renouvellement de l’espèce.

Ainsi, ces hormones sont initialement conçues pour récompenser toute action ou situation jugée positive pour notre survie et notre évolution. Inversement des hormones moins agréables (telles que le cortisol, plus communément appelée l’hormone du stress) apparaissent dans des situations jugées menaçantes pour notre survie.

On peut ainsi dire que ces hormones dictent notre état psychique et émotionnelle. Pour se sentir bien il est donc un besoin biologique d’assurer la production suffisante de ces quatre hormones et de réduire le taux de cortisol.

LES CARACTERISTIQUES DE CES HORMONES

  •  La dopamine : hormone qui pousse à l’action dans l’optique d’obtenir une récompense

La dopamine créée un sentiment d’excitation, de stimulation quand on s’attend à recevoir une récompense (e.g. chez nos ancêtres il s’agissait de trouver de la nourriture). Cela nous pousse à se mettre à l’action pour obtenir cette récompense. Ce sentiment de joie se dissipe dès que la récompense attendue est obtenue. Le cerveau cherche dès lors de nouvelles récompenses à atteindre pour sécréter de la dopamine et retrouver ce sentiment de joie si agréable.

  • La sérotonine : sentiment de domination, reconnaissance sociale

La sérotonine créée un sentiment de satisfaction par la reconnaissance sociale. Nous sommes des êtres sociaux comme nos ancêtres et vivons dès lors en groupe. Nos ancêtres vivaient dans un climat de compétition pour trouver de la nourriture qui se faisait parfois rare et où les menaces de se faire tuer étaient plus grandes. Il s’agissait d’une question de survie que de s’imposer par rapport aux autres pour assurer sa vie. La sélection naturelle a ainsi développé notre cerveau dans un mode de comparaison aux autres et de satisfaction dans des situations de supériorité. Comme pour toutes ces hormones, la sérotonine se dissipe dès lors que cette position sociale dominante a été reconnue par nous-même. Il est alors temps de trouver d’autres sources de supériorité et de domination sociale afin de sécréter à nouveau de la sérotonine qui nous procure ce sentiment de satisfaction.

  • L’ocytocine, souvent appelée l’hormone de l’amour, créée un sentiment agréable lié à l’appartenance, à l’attachement à la confiance et à la connexion. Nos ancêtres sécrétaient de la dopamine pour se motiver à sortir de leur grotte et partir chasser pour se nourrir. Pour les motiver à revenir au « bercail », dans un environnement moins dangereux et ainsi réduire les risques de périr, le cerveau produit de l’ocytocine qui déclenche un sentiment de sécurité. 
  • L’endorphine est créée lors d’efforts physiques. Il a pour objet de masquer la douleur avec un sentiment d’euphorie ce qui permet à un corps blessé de continuer à fonctionner pour sauver sa peau. L’endorphine se dissipe rapidement pour laisser la place à la douleur, qui est un signe nécessaire pour se protéger contre l’aggravation de blessures. L’objet initial de l’endorphine était d’être capable de fuir ou de se battre contre des menaces physiques. Les efforts physiques étaient ainsi la conséquence, la réaction à cette menace. L’endorphine n’était pas destinée à être sécréter pour jouir d’instant d’euphorie par une certaine dose de souffrance physique.

COMMENT CES HORMONES INFLUENCENT NOS VIES ?

Ces hormones dictent nos actions et comportements. Il est même possible que nous en devenions « accro ». Moi-même j’ai été longtemps une droguée à l’endorphine. Pour se faire, je courais et pratiquais beaucoup d’activités physiques. Il y a un cercle vicieux dans cette course aux hormones du bonheur car le cerveau cherche toujours à dépasser ses limites. Si au départ, courir 10 km me procurait suffisamment d’endorphine il était maintenant nécessaire d’en courir 20 km avant d’avoir ma dose. La course infernale peut bien sur avoir des dommages corporels non négligeables (e.g. blessures de fatigues, douleurs physiques chroniques, …).

On comprend également mieux le comportement de certaines personnes, ayant une soif de reconnaissance sociale et prête à tout pour atteindre le pouvoir (e.g. politiciens). Cela devient grisant de sérotonine. Intéressant de se dire que nos chefs d’Etat sont tous des drogués en quelque sorte.

Les personnes cherchant des sensations extrêmes (e.g. par la vitesse, les risques pris) sont-elles des drogués à la dopamine ? leur action est motivée par la récompense d’achever quelque chose de toujours plus extrême ?

La seule hormone dont les comportements addictifs me semblent être difficilement nuisibles est l’ocytocine (sauf peut-être pour les nymphomanes ?)

Bref, tout ça pour dire que la quête de ces hormones peut mener à des comportements addictifs chez les êtres humains. Tout est donc une question d’équilibre et heureusement notre cerveau garde un certain pouvoir de décider et de libre arbitre.

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